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Cyrille Maret reste le maître du Grand Slam de Paris

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Le Grand Slam de Paris disputé ce week-end était un rendez-vous particulier pour l’équipe de France de judo et tout spécialement pour Cyrille Maret. En effet, il combattait à domicile devant un public acquis à sa cause et ses proches auprès de lui et découvrait la nouvelle enceinte de l’Accor Hôtels Arena (nouveau nom du Palais Omnisport de Bercy). Il défendait également l’un des plus importants titres de sa carrière obtenu en 2014 et avait à cœur de rebondir après sa défaite aux Championnats du Monde d’Astana où il était passé si proche de la victoire sans accrocher de médaille.

Pour son entrée en lice dans la catégorie des moins de 100 kg dimanche matin, l’Agent de Sûreté de Paris Sud-Est ne traine pas et passe les deux premiers tours sans souci. Il inflige tout d’abord 4 pénalités au Sénégalais Boubacar Mane puis réussit un ippon sur un haraï-goshi (technique de projection avec un balayage de la hanche) à l’Autrichien Christoph Kronberger après 24 petites secondes de combat. L’après-midi s’annonce plutôt bien, Cyrille est bien rentré dans son tournoi et affiche un judo serein et combattif.

En quart de finale, le nouveau pensionnaire de l’AC Boulogne-Billancourt reste sur sa dynamique et domine le Néerlandais Michael Korrel au nombre de pénalités*. Cette victoire lui ouvre les portes du dernier carré où il retrouve le Tchèque Lukas Krpalek, Champion du Monde 2014, qu’il avait dominé en finale à Bercy l’an passé. Le combat âpre tourne très vite en faveur de Cyrille qui, après 30 secondes, amène son adversaire au sol et, d’un  koshi-jime (technique d’étranglement avec la hanche), pousse son adversaire à l’abandon. Le rendez-vous est pris pour la finale !

17h50, Bercy est en fusion et espère la 2e médaille d’or tricolore du week-end (après la victoire de Tcheuméo). Face à Cyrille, le Brésilien Rafael Buzacarini oppose une belle résistance et notre athlète SNCF ne parvient pas à trouver la faille pour placer une attaque décisive. Néanmoins, dominateur tout au long du combat, le Français marque un yuko** sur une double attaque. Sûr de lui, rarement mis en difficulté, il conserve cet avantage jusqu’au bout et fait se lever le public parisien. Bercy est à lui, Cyrille y remporte son deuxième titre consécutif.

« C’est une grande fierté de gagner une deuxième fois ce Tournoi de Paris, chez moi. C’était ma première compétition après ma grosse désillusion des Mondiaux d’Astana et j’avais décidé de rebondir parce que je suis et je reste un guerrier et que j’aime le combat. Aujourd’hui, j’ai pris du plaisir sur le tatami. On m’a reproché à juste titre qu’à Astana, j’avais manqué d’agressivité et aujourd’hui, j’ai décidé de me libérer, de me bagarrer et d’aller au charbon, et on peut dire que ça a porté ses fruits. »

Cette victoire est également essentielle dans la course à la qualification pour les JO de Rio pour Cyrille. « Je ne savais plus tellement où j’en étais et il était donc essentiel que je renoue avec la gagne parce que j’ai envie d’aller à Rio et de ramener la plus belle des médailles. C’est un message fort que j’envoie en vue des JO. Il faudra compter sur moi dans 10 mois et j’irai avec la gagne en tête. Là-bas, il se passera ce qu’il se passera, mais je ne lâcherai pas, je m’entrainerai dur et j’aurai toutes les armes en mains pour Rio ! »

Retrouvez le reportage de Cyrille Maret dans l’émission « Esprit Bleu » sur L’Equipe 21.

*Les Shidos sont des avertissements pour faute attribués aux combattants. Le 4e Shido donne Hansoku-make, disqualification par accumulation de fautes.
**Yuko: Plus petit avantage que peut obtenir un judoka lorsque son adversaire tombe sur la tranche

Crédits photos : Philippe Rabouin / FFJDA

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