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Jean Marc Caron face aux pièges du ciel pyrénéen

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C’est à quelques kilomètres de Barcelone, à Ager, dans le sud des Pyrénées espagnoles, que se tenait du 30 août au 6 septembre dernier la 4ème étape de la Coupe du Monde de parapente. Cette avant-dernière étape du calendrier international a une nouvelle fois permis à Jean-Marc Caron de s’illustrer. A l’issue de quatre manches très disputées et malgré des parcours modifiés à la dernière minute en raison d’une météo capricieuse, le Bressan a réussi à se hisser avec son Icepeak 8*, parmi les 20 premiers au classement général.

Lundi 31 août, 112 des meilleurs parapentistes mondiaux sont au rendez-vous. Seulement, le ciel ibérique qui les accueille s’apprête également à recevoir la visite d’un invité plutôt malvenu en milieu de semaine, celle d’un front orageux. Le Directeur d’épreuve n’a alors d’autre choix que de proposer dès le début de la compétition deux manches de vitesse**.

Si Jean-Marc parvient à suivre le rythme effréné des meilleurs lors de la première journée qu’il termine en 17ème position, son aile qui n’est pas taillée pour des étapes faites de sprint du début à la fin, montre ses limites le lendemain. C’est en 73ème position que l’Opérateur de Service Electrique à Bourg-En-Bresse conclut la seconde manche.

Après 4 jours de trêve et la fin de l’épisode orageux, la compétition reprend ses droits. Jean-Marc Caron est plus à l’aise, bien que toujours handicapé par son aile lors des sprints finaux. Il termine les deux journées respectivement en 21ème et 20ème position ; deux bonnes performances qui lui permettent de s’adjuger la 17ème place du classement général. Jean Marc aura finalement réussi à limiter la casse dans cette épreuve espagnole qui aura vu certains des meilleurs pilotes mondiaux être à la peine.

La réaction de Jean-Marc Caron évoque notamment ses difficultés rencontrées lors des sprints : « C’est un sprint du début à la fin lors des deux premières manches, notre Icepeak 8 ne nous permet pas de voler aussi vite que les autres. Pour essayer de garder le groupe de tête, je me mets dans le rouge et ma deuxième manche est catastrophique. Finalement, je termine 17ème sur cette compétition et, en regardant le classement et en découvrant de grands noms de pilotes mondiaux derrière moi, je me dis que ça a été difficile pour pas mal de monde. Je travaille toujours avec mon constructeur Niviuk afin de finaliser une aile de course optimale. J’attends le tout dernier prototype dans quelques jours. »

S’il a bien sûr en ligne de mire la super finale de la Coupe du Monde en janvier 2016 au Mexique, Jean-Marc reprendra son travail chez SNCF fin septembre. D’ici là, un programme de vols chargé l’attend.

* Modèle d’aile du parapente utilisé par Jean-Marc Caron
** Il s’agit là d’épreuves où les pilotes volent sur de plus courtes distances, à plus basse altitude et via un parcours plus direct vers le point d’arrivée.

Crédits photos : Jean Marc Caron

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