Le Blog Athlètes SNCF / Tony Ramoin « à Sotchi, j’ai ridé comme je voulais »

Tony Ramoin « à Sotchi, j’ai ridé comme je voulais »

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Rencontre avec Tony Ramoin, quart de finaliste de l’épreuve de snowboardcross

Tu peux nous parler de ce que tu as vécu à Sotchi ?

Je garde globalement un bon souvenir. D’abord sur l’organisation qui a été bonne malgré les conditions climatiques. Il faisait chaud, la neige était dure à travailler et ils ont réussi à conserver les modules à la bonne taille. La piste était impeccable. Après, manque de chance, on a eu le seul jour de brouillard pendant notre course, mais ça, on n’y peut rien ! C’était quand même différent de Vancouver où on était dans la grande ville. A Sotchi, nous étions plus isolés dans la montagne, à Rosa Khutor, avec les athlètes et le staff mais c’était tout de même une très bonne organisation.

Et sur ta course ?

Je ne regrette pas grand-chose, j’ai fait un 1er run plutôt bon. Pour mon quart de finale, je suis bien parti mais je m’accroche avec un Australien et ça me fait prendre la carre sur le plat. Conséquence : je n’ai plus de vitesse et donc impossible de revenir sur les concurrents devant. Ce sont les aléas de la course, du snowboardcross, parfois ça passe, parfois ça casse ! J’aurais pu me préparer encore plus, ça n’aurait rien changé, je n’y suis pas pour grand-chose. J’ai bien sûr tenté de revenir mais l’Australien était comme moi et, du coup, on a continué à se toucher à plusieurs reprises, ce qui favorisait les riders de devant pour qui tout se passait bien.
En tout cas, j’ai mis en place tout ce que je voulais, j’avais peur d’être stressé, de ne pas réussir à me libérer parce que j’avais une médaille à défendre mais finalement j’étais super bien dans ma tête et dans mon corps, j’ai ridé comme je voulais, j’ai montré que j’étais là au premier tour donc je suis quand même content même s’il y a la frustration de n’avoir pas fait de résultat.

Tu peux nous parler de l’ambiance dans l’équipe de snowboardcross ? Notamment avec Paul-Henri De le Rue, Athlète SNCF comme toi.

Il y a vraiment une bonne ambiance surtout avec « Polo ». On s’entend vraiment bien, on passe les ¾ de l’année ensemble donc heureusement en même temps (rires). On parle souvent pendant l’entrainement de ce qu’on a fait, qui allait le plus vite. On échange beaucoup, chacun donne son point de vue puis on fait le tri des informations seul dans son coin. Par contre, une fois qu’on est dans le run, les uns contre les autres, chacun fait sa course, il n’y a plus d’amitié. Ce qu’il a fait à Sotchi est juste incroyable. Je suis vraiment fan de lui, il revient de loin, il n’y a pas si longtemps on a eu peur pour sa vie et, un mois après, il réussit une 4e place. Côté français, il y a aussi la performance magnifique de Pierre Vaultier, médaillé d’or. C’était magnifique, surtout avec ce qu’il a vécu et alors qu’il a dominé la discipline pendant plusieurs années.

Quel est ton programme pour les prochains jours ?

Il reste deux courses. Polo ne les fera pas parce qu’il a beaucoup poussé pour aller à Sotchi mais moi j’y serai ! 2 courses, 2 Coupes du Monde la semaine prochaine. La première en Suisse et la seconde en Espagne. Mon objectif est bien sûr de faire un bon résultat parce que je sens que j’ai le niveau. Ça n’a pas encore payé mais c’est important pour moi de réussir pour valider mon niveau.

Et côté SNCF, quelle est l’actualité des prochaines semaines ?

Je serai au séminaire Athlètes SNCF en avril. C’est toujours l’occasion de voir tout le monde et de reprendre contact avec certains athlètes, parce que pendant la saison hivernale, on est tous un peu à fond dans les entrainements et compétitons et c’est pas forcément évident de prendre du temps pour les autres. J’étais détaché jusqu’à Sotchi mais maintenant que la compétition est passée, j’ai quelques mois pour trouver le poste qui me conveint au sein de l’entreprise. Je vais notamment profiter du séminaire pour rencontrer les RH et faire un point. 

Est-ce que tu as un petit mot pour les cheminots qui t’ont suivi ?

Oui bien sûr ! Je ne les oublie pas ! C’est vraiment cool de sentir soutenu particulièrement dans l’entreprise pour laquelle on travaille. Le milieu SNCF est encore nouveau pour moi mais je trouve qu’ils sont vraiments au top avec nous que ce soit à Paris ou à Annecy dans ma gare et je m’entends très bien avec tout le monde. Donc merci énormément du soutien et je leur dis à bientôt.

 

© FIS – Oliver Kraus

Tony Ramoin en intimité

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